Tentatives
Je tremble
de ne pas être un arbre
Je fige
de n'être sève au printemps
Désespérence
je souffle
de n'être que murmures
et je dure
du peu de ce que font les roses
Et pourtant…
Important
insouciant
impotent
je rêve de ramures
de blanc
de noir
d'essence
de nœud et d'armure
d'être au devant du vent
le premier, le dernier
mélangé ou perdu
où suis-je donc passé
l'espace d'un son
d'une image
d'un vol de pigeons
du début à cette fin
de cette faim de début
de la fin à mon but
jusqu'à mon propre outrage…
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(Réponse à marie)
Lagunes.
Lagunes de feu.
De corps, de sang.
Qui s'étiolent dans des deltas embourbés.
Chute éteinte,
serment décroisé.
Les coups qui ne finissent plus
autant de tambours vides,
les mots syncopent certes
mais ne résonnent guère….
À moins que de ta bouche
naissent mélopées,
la blessure est tienne
je ne suis qu'un écho.
La mèche est allumée.
Quoique l'on veuille
Quoique tu fasses.
Et qu'explose l'être été.
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Tentative très réussie.
Il y a quelque chose de très organique dans ta poésie. Quelque chose de différent de ta prose.
Je ne saurais trop dire.
L'extrémité symbolique du poème te va bien, les mots signifiants en eux-mêmes.
C'est touchant finalement.
Ça me fait penser à:
«Le poàme est un déguisement alors que la prose est révélatrice.» Anaïs Nin
maria callas disait
il faut considérer tout ce que l'on fait comme une répétition
tout ce qu'on fait de toutes façons n'est que tentative
pourrait-on jamais croire qu'on a terminer, réussi quelque chose? on essaie réessaie retravaille, des fois on est content d'une chose, une phrase, un geste, comme petites lumières éclairant notre longue quête. ces instants ne sont qu'infimes parties d'une grande tentative maladroite de saisir le mouvement fugace de la vie
mais je crois
c'est cette qualité non-finie qui est intéressante dans l'art
c'est ce qui laisse transparaître l'âme